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Mieux gérer la biodiversité pour la qualité de l’eau

Le travail des agents de Lorient Agglomération ont un effet positif sur les cours d’eau. Les Nouvelles ont accompagné deux d’entre eux sur le terrain à Guidel et Quéven, afin d’observer ce qui a été réalisé en 2016 et 2017.

L’Agglomération reprend la gestion des milieux aquatiques

À compter du 1er janvier, Lorient Agglomération reprend l’ensemble des missions liées à ce qu’on appelle la GEMAPI, principalement la gestion des milieux aquatiques. Alors que ces missions étaient auparavant du ressort de syndicats mixtes de bassins versants dont Lorient Agglomération s’est retirée, cette dernière fait le choix d’exercer en propre la compétence avec des moyens dédiés pour réaliser de multiples actions : réaménagement de cours d’eau, pose de passage à faune, entretien de berges, diagnostic agricole… Ainsi, Lorient Agglomération maîtrisera ce qu’on appelle le grand cycle de l’eau en plus du petit cycle (la production d’eau potable et l’assainissement). Concernant la prévention des inondations, l’autre volet de la GEMAPI, Lorient Agglomération intervient déjà sur des espaces littoraux définis d’intérêt communautaire comme Gâvres, Kerguélen ou Guidel-Ploemeur. Elle devra cependant déterminer si de nouveaux ouvrages fluviaux ou littoraux relèvent de sa responsabilité.

Erratum: La désignation des trois cours d’eau dans le magazine imprimé est erronée et nous en sommes sincèrement désolés. Ces mentions ont été ajoutées tardivement au moment du bouclage du magazine et nous n’avons pas eu l’occasion de procéder à plusieurs relectures, comme nous le faisons habituellement. Voici la carte corrigée, qui l'a aussi été dans la version numérique du magazine.

Mieux gérer la biodiversité pour la qualité de l’eau - Reportage

Vendredi 10 novembre, nous retrouvons Olivier Priolet, chargé de la gestion intégrée de l’eau et Florian Michelet, chargé de la gestion des milieux aquatiques, tous deux agents de la direction environnement développement durable de Lorient Agglomération. L’équipe intervient sur les secteurs de la Laïta, du Blavet et du Scorff, ainsi que des cours d’eau côtiers (Saudraye, Fort Bloqué, Ter, Riant). Leurs missions s’inscrivent dans le cadre de la GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations).

Pierres et blocs pour ralentir le débit de l’eau

Nous arrivons à Guidel, sur les bords de la Saudraye, au lieu-dit Kerembars d’un côté de la rivière (Guidel). Nous irons ensuite en face, à Kerigeard, côté Quéven, où la même action a été menée. Ici, en concertation avec la Chambre d’agriculture et le Conseil départemental, un travail spécifique a été réalisé, avec l’agriculteur propriétaire des terres. L’Agence de l’eau et le Conseil départemental financent les actions à 80 %, et Lorient Agglomération, 20 %. « Le ruisseau de la Saudraye alimente le marais du Loc’h à Guidel. L’objectif ici est d’atteindre un bon état écologique de la masse d’eau, décrit Olivier Priolet. On s’est rendu compte que le ruisseau avait été sur-creusé à une époque où il fallait faire partir l’eau le plus vite possible. Nous avons missionné une entreprise spécialisée qui a rechargé le lit en cailloux de granit pour constituer des habitats favorables à la faune des milieux aquatiques. Grâce à ce rechargement, l’eau s’écoule plus lentement, elle est ainsi mieux stockée, ce qui favorise le fonctionnement de la zone humide qui joue ainsi le rôle d’épuration naturelle. » Un peu plus loin, le long du ruisseau, une autre action a consisté à rétrécir le lit de la rivière en créant des « fascines », avec des pieux et des branches de noisetiers pour ralentir l’écoulement.

Une passerelle pour le passage des loutres

On poursuit la visite le long du saut du Renard, affluent de la Saudraye, au lieu-dit Ker-Anna, corridor écologique tout près de la route. Là, une passerelle en plastique recyclé fabriquée sur-mesure a été fixée pour favoriser le passage de la loutre. « On s’est rendu compte qu’il y avait à cet endroit un fort risque de mortalité routière pour la loutre qui a tendance à passer au-dessus des ouvrages en période de crues, explique Florian Michelet. La loutre est une espèce repère dans cet environnement. Sa présence nous signale qu’il y a des batraciens et des poissons, et donc une riche biodiversité. » La passerelle en plastique recyclé peutaussi servir à d’autres mammifères. Discret mais efficace, le travail de génie écologique mené par l’Agglomération contribue à la qualité de l’eau, donc de celle que l’on consomme, mais aussi à maintenir ou développer la richesse de la faune et de la flore, et ainsi accroître la qualité de vie.

 

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